“Associazione Culturale” a S.P.H.C.I. Fr+ Tm+ di Miriam

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La pensée et la parole

La base de la pensée philosophique de Giuliano Kremmerz est le « matérialisme sacré », à ne pas confondre avec le sens réducteur qui a été donné à la parole « matérialisme » aussi bien dans les doctrines économiques que dans une certaine vision de la philosophie de la science.
Le « matérialisme sacré » de Kremmerz possède, à la base, l’idée de l’unité de tout ce qui existe et par conséquent l’idée qu’il ne peut y avoir aucune séparation entre l’esprit et la matière ; c’est même justement vers la pleine intégration des deux polarités apparemment opposées de la manifestation (c’est-à-dire principe intelligent et manifestation matérielle) qu’est-il dirigé le parcours évolutif de l’être humain. Cette intégration consciente, et surtout concrète par les effets qu’elle peut produire dans la matière vivante même de l’être humain, est le but de la philosophie hermétique et de la pratique qu’elle tente de réaliser. C’est également le but de la Schola fondée par Kremmerz. La conquête d’un tel objectif a comme symbole la « matriarchie », terme qui ne doit pas être confondu avec celui de « matriarcat ». La « matriarchie » est l’union des deux paroles « meter », c’est-à-dire mère, matrice, qui a la même racine que « matière » et « arché », c’est-à-dire principe, origine, substance.
Dans la vision de l’unité de l’existence, telle que proposée par Kremmerz, le dualisme entre esprit et matière n’a pas lieu d’être. Kremmerz affirme que la « réalité hermétique » est dans l’équilibre entre l’intelligence libre et la sensibilité de l’organisme et que la prévalence de l’une ou l’autre génère toujours un état de déséquilibre qui éloigne de l’unité fondamentale. Dans l’équilibre de la vision hermétique l’idée qui crée (esprit intelligent) ne peut éviter la matière par laquelle l’idée même prend forme.